Summer School : une expérience de communion

Témoignage d’Ernesto Figueredo, cubain, un an après la Summer School internationale ÉdeC 2013 à Madrid.

par Ernesto Figueredo

Cuba SS 1Nous n’appartenons pas à la même famille. Lui, il s’appelle Fabiano, il est italien, et quatre jours avant de prendre cette photo, nous ne nous connaissions pas. Alors, comment se fait-il qu’aujourd’hui nous ayons une aussi belle relation ? Cela s’appelle la communion, cela s’appelle la fraternité. C’est un phénomène qui unit les personnes, même si elles viennent de loin et ne parlent pas toutes la même langue. Cette dimension est maintenant présente en économie aussi.

Pendant trois ans, j’avais étudié l’ÉdeC et d’autres expressions d’économie sociale et solidaire. Mais c’est une chose de lire des livres, de regarder des vidéos et suivre les nouvelles concernant ce thème sur internet, et c’est autre chose de partager des journées entières avec des entrepreneurs, des professeurs et des étudiants de l’ÉdeC venant du monde entier.

Sortir de Cuba

Au début, la curiosité et l’impatience m’ont bouché les yeux. Je n’y croyais pas. Sortir de Cuba, c’est très difficile. C’est toujours une expérience attendue mais très souvent traumatisante. En effet, mon ami Kike (Yosniel García) n’a pas pu y participer, même si, dès les premiers pas de l’ÉdeC à Cuba, nous avions cheminé ensemble. J’ai pensé à Kike pendant tout le temps, car j’étais bien conscient que j’étais là pour nous deux. Je me sentais donc responsable d’apprendre et de vivre en profondeur l’expérience pour nous deux.

Beaucoup plus qu’une session d’été

Connaître d’autres cultures, à travers les personnes, leurs langues, leur nourriture, leurs danses... c’est toujours quelque chose de beau et d’enrichissant. Mais si on ajoute à cela d’autres choses, comme l’énorme bagage de connaissances transmises par les professeurs, une organisation excellente, un lieu où on trouve des personnes vraiment accueillantes, un climat merveilleux, et surtout un esprit de dialogue et une envie de se connaître et de se comprendre tous… le résultat final est bien supérieur à la somme de tous ces éléments.

Chaque conférence, le travail en groupe, les heures de repos, ont été des temps de partage. Malgré la distance et l’éloignementCuba SS 4 de ma famille, je ne me suis jamais senti seul. Même quand j’ai pris l’avion, j’ai senti que Jésus venait avec moi. Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi l’Espagne ? Pourquoi l’ÉdeC ? Je ne crois pas pouvoir répondre avec certitude. Je m’applique de toute mes forces à essayer chaque jour de développer l’ÉdeC dans ma ville, avec les personnes et les organisations que Dieu place à côté de moi, nous organisons des cours pour enseigner les instruments de gestion des petites entreprises, nous accompagnons des entreprises, des coopératives, des entrepreneurs, dans la promotion de la personne dans la perspective d’une économie plus fraternelle, plus juste, plus libre et en harmonie avec l’environnement… voilà ma réponse.

La visita à l’entreprise ÉdeC  Fitosanitarios Francisco Toro

Cuba SS 2Avant que ne commence la Summer School, j’ai pu visiter une entreprise ÉdeC, dans une petite ville très jolie qui s’appelle Jaén, en Andalousie. Elle a pour principal responsable Francisco Toro. Cette entreprise fournit des conseils, développe et commercialise des produits pour l’agriculture locale, presque entièrement consacrée aux oliviers.

En appliquant la consigne de “faire les choses comme je voudrais qu’elles soient faites pour moi”, Francisco (Paco) a développé une organisation qui se concentre sur les besoins des clients, en développant des services et des produits qui enrichissent la culture et le terrain, sans détruire la biodiversité, quitte à sacrifier les coûts et les marges pour rechercher la plus haute qualité, et en maintenant tous les emplois malgré la crise, avec Cuba SS 7des salaires qui sont les plus élevés du secteur. Tout ceci crée un climat de travail fondé sur la liberté, la confiance, le professionnalisme et l’éthique.

 L’action de Paco a traversé l’Océan Atlantique. Il a travaillé au Chili et en Bolivie, pour promouvoir des entreprises qui s’appuient sur les principes de l’ÉdeC. En respectant toujours la culture, les connaissances et les réalités de ces sociétés, il a développé l’éthique et une gestion responsable de l’entreprise communautaire.

En allant à Madrid, à la Summer School, j’ai dit à mon ami Paco que, même si j’avais dû partir juste à cet instant, j’étais sûr d’emporter à Cuba énormément de choses sur l’ÉdeC, sur l’Espagne et sur l’amitié. Chaque fois que je fais le projet d’une nouvelle activité économique ÉdeC, ma référence constante c’est “Francisco Toro-Fitosanitarios”. Je voudrais être capable d’insuffler à mes camarades la même atmosphère de confiance, de professionnalisme et d’éthique que Paco, mon ami de Jaén et de l’ÉdeC.

Cuba SS 5Paco et tous les amis que j’ai connus à la Summer School, je les sens à mes côtés à Cuba. D’une certaine manière, ils sont venus avec moi. La Summer School ne s’est pas arrêtée le 15 septembre 2013, parce qu’ils restent des amis qui veulent témoigner l’amour, la fraternité et la vérité sur leurs lieux de travail, dans leurs familles et auprès de leurs amis.

Merci à tous pour cette communion !

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