La signification de l’EdeC dans l’économie et dans la société mondialisée d'aujourd'hui

Brésil, Sao Paulo, le 29 mai 2011
Professeur Stefano Zamagni
(Transcription à partir de l’oral)

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Aujourd'hui est une date importante. Vraiment, aujourd'hui est un jour important. Dans le temps qui m’est donné, je vais essayer de rendre compte de cela parce que, comme quelqu'un l'a souligné aujourd'hui, dans la fameuse lettre de saint Pierre, il est écrit : ‘soyez toujours prêt à justifier votre espérance’.
Si donc il faut justifier notre espérance, à plus forte raison il faut justifier notre espérance dans l'économie de communion. Si aujourd'hui, dans la science et la pratique économique, vous pouvez parler de concepts tel que le don, la gratuité, la réciprocité et ainsi de suite, c'est grâce à Chiara et ceci être doit admis.

Quiconque est familier avec la théorie économique sait en effet comment, jusqu'à récemment, l'attitude de ceux qui n'ont pas comme but leur propre intérêt était prise en considération. Il est vrai que depuis longtemps dans l'économie on parle d'altruisme, de philanthropie, de donation, mais le don est quelque chose de différent de cette donation, et la philanthropie est une chose différente de la gratuité, et surtout l'altruisme est différent de la réciprocité.

Nous savons que la réciprocité est typique de l’être humain: les animaux connaissent aussi les échanges et l'altruisme, mais ils n'ont pas la réciprocité. La grande intuition de Chiara a été de faire comprendre qu’il faut développer ce qu’il y a de plus humain en nous. D'autres avaient mis en valeur d'autres principes comme l'échange, comme la philanthropie, qui sont certes importants, mais qui ne sont pas typiques de la race humaine.
Donc je peux dire maintenant d’où Chiara tire cette inspiration? De l'observation, qu'un ordre social, - un ordre social signifie une organisation de la société - quelle qu’elle soit, pour bien fonctionner a besoin d'efficacité et de solidarité. Mais cela ne suffit pas. Nous devons ajouter un troisième principe qui est celui de fraternité.

Ce principe on peut penser qu'il s'agissait d'une chose normale. Pas du tout. Parce que dans les siècles passés, il n’est venu à l’esprit de personne d’élaborer le discours économique dans ces termes. C’est si vrai que l'influence de la pensée du mouvement des Focolari, et en particulier de l'économie de communion, est entré il y moins de deux ans pour la première fois dans un document pontifical, dans Caritas in Veritatem. Vous voyez que le troisième chapitre de Caritas in Veritatem a pour titre: la fraternité et le développement humain. Ce n'était jamais apparu auparavant.

Aucune autre encyclique de la Doctrine sociale de l'Eglise n’avait comporté le principe de fraternité. Il avait été question de solidarité. Et beaucoup question de solidarité. Voici la chose qui mérite d'être rappelée: la principale contribution de l'économie de communion, c'est que d'avoir clairement indiqué que l'efficacité et la solidarité sont nécessaires mais pas suffisantes. Un ordre social fonctionne bien et est durable s’il est accompagné du principe de fraternité.

Alors une question importante se pose immédiatement. Vous savez qu'en matière de relations sociales, il ya deux façons d'interpréter les nouveautés: l’une est de considérer l’innovation comme un phénomène additionnel. L'autre, comme un phénomène émergent. Quelle est la différence? Entre l’ajout et l’émergence?

La différence est la suivante: selon la première conception, l'Economie de Communion serait quelque chose qui s’ajoute à ce qui existe déjà dans nos économies. Comme pour dire qu’il y a le monde des entreprises capitalistes ou à but lucratif, qu’il y a des entreprises qui se consacrent à la philanthropie, ce que l’on nomme «non profit», et puis qu’il y a les entreprises de l'économie de communion.

Or cette conception additive, j'ai des raisons de le croire, et la personne intéressée ne peut pas le nier puisqu’elle n'est plus parmi nous: cela n’a jamais été la conception de Chiara. Chiara a conçu l'Economie de Communion comme un phénomène émergent. Ce qui veut dire : une fois qu’il s’est introduit dans la réalité de l'économie de marché, ce projet doit, comme le levain dans la pâte, se diffuser par contagion et fertiliser aussi les autres sphères.
En d'autres termes, Chiara n'a jamais pensé l'économie de communion comme un ajout qui laisserait le reste de l'économie et de la société suivre son propre cours selon sa propre logique. Elle a voulu que les entrepreneurs qui acceptent librement le défi de l'économie de communion aillent envahir les autres mondes de la société à la façon du levain.

Vous voyez que cela a des conséquences importantes. La plus importante est la suivante: que ce n'est pas si important que le nombre d'entreprises EdeC soit grand. Nous ne devrions pas trop nous soucier d’accroitre le nombre d'entreprises de l’économie de communion. L'important est de nous soucier que cette action et ce témoignage provoque, suscite une crise - la crise est un mot «grec» qui signifie «passage», transformation – et aille transformer les autres mondes. Est-ce qu'il y aura une société où les finances, la production de biens et de services se fait dans une logique d'exploitation, d'aliénation, et puis il y aurait une sphère de petites entreprises comme celles de l'économie de communion où tout cela serait différent? Cela ne serait pas très utile. Chiara ne se souciait pas de rendre quelquesuns meilleurs, mais de faire que toute la société soit meilleure. Cela peut réussir ou non, cela n’est pas la question. Mais l'objectif est celui-là.

Le deuxième point est le suivant: nous avons appris d'Aristote – Aristote était quelqu’un de bien- que le bien est infini. Mais il est fragile. Ceux qui ont étudié la philosophie connaissent le concept de la fragilité du bien. Qu'est-ce que cela signifie? Le bien est infini, n'a pas de limites, cependant il est fragile. Comme, par exemple, un vase en céramique, très beau, s’il tombe par terre, il se casse. Le mal au contraire est limité, mais il est robuste. Vous allez me dire, qu’est ce que cela signifie? Cela signifie: comme dans la vie quotidienne, nous avons tendance à «protéger» ou mieux, de renforcer les faibles, les mêmes principes doivent s'appliquer à ces entreprises qui fonctionnent sur le principe de la fraternité, et donc de la réciprocité. Elles doivent agir dans le marché côte à côte avec d'autres entreprises.
Nous avons dit, c'est vrai, que nous devons diffuser par contagion, contaminer, mais dans la phase principale la lutte peut être aussi sévère. Nous devons être avertis que ces entreprises ne doivent pas être protégées dans le sens de la théorie économique (qui a un sens différent), mais elles doivent être correctement soutenues de manière à ce que cette fragilité ne succombe pas face à d’autres plus fortes ... La question se pose alors: Que dois-je faire pour augmenter cette capacité de résilience qui est d’avancer avec ces difficultés?

J’en mentionnerai trois:

• La première qui est aussi la plus importante - mais il n'est pas question de fixer des priorités - est celle qui concerne la production de la pensée. C'est pourquoi, après l'économie de communion est née Sophia, l'Institut universitaire Sophia. Parce que l'université Sophia est comme un poumon qui sert à augmenter, ou mieux à diminuer la fragilité que je l'ai mentionnée précédemment.
Ici, cependant, méfions-nous: la pensée, comme nous le savons, est de deux types: la pensée calculatrice et la pensée pensante, en anglais «the thinking thought». La pensée calculatrice est celle qui nous aide à résoudre les problèmes pratiques. Et c’est très important. Malheur à nous si nous n'avons pas la pensée calculatrice. Nous devons être reconnaissants à la science et à la technologie durant les siècles derniers de nous avoir donné d'excellents résultats. Mais ce grand développement de la pensée calculatrice s’est fait au détriment de la pensée pensante. La pensée pensante est ce qui nous donne le sens, le sens par l’influence. Et c'est arrivé par une série d'événements - je n'ai pas le temps de les illustrer- qui ont réduit l'espace de la pensée. L'idée qui a donné naissance à l'Université de Sophia est la suivante: équilibrer les deux types de pensée. C'est le grand objectif de Sophia. Cela rend service à l'économie de communion et aussi ailleurs. Parce qu’il sert à donner le sens. Si l'économie de communion n'a pas le sens de l’évolution, elle est susceptible d'aller dans la direction opposée. Voici la première condition à laquelle nous devons satisfaire: renforcer la pensée pour avoir le résultat de l’EdeC.

• La deuxième condition –je n’ai pas beaucoup de temps - mais c’est très important. Nous devons arriver à trouver le moyen de mesurer la qualité du bien , de l’apport que les entreprises de communion réalisent. J'ai dit la qualité et non la quantité. La quantité, nous savons déjà comment la mesurer: chiffre d'affaires, nombre d'employés, nombre d'entreprises, parts de marché, etc. Bien sûr cela doit être fait. Mais nous devons être capables de montrer aux autres quel bien les entreprises font. Parce que le bien doit être fait dans les voies du bien. Le bien mal fait devient mal, le désordre.
C'est pourquoi nous devons trouver un moyen de mesurer cette qualité. Je vous demande: Est-ce possible? Oui ! C’est possible ! Bien sûr, il faudra utiliser une mesure différente. Nous ne pouvons pas mesurer la qualité avec les mêmes mesures avec lesquelles nous mesurons la quantité. Pour mesurer la longueur de ce tableau que nous avons le mètre. La qualité a besoin d'une autre unité de mesure. C'est une entreprise que personne n'a jamais tentée, et encore moins réussie. Nous devons réussir. Ceci est un objectif important. Vous pouvez me demander: mais pourquoi est-ce un objectif important?
Parce que les entreprises de communion sont encore à la première génération. Au bout de vingt ans, il y a encore les pionniers. Dans quelques années il y aura un changement de génération. D'autres qui n'ont pas été des pionniers leur succéderont. La question est: comment ces successeurs sauront comment le bien a été généré? Les pionniers le savent. Parce qu’ils l’ont entendu directement ou de la voix de Chiara. Qui rejoindra dans les vingt prochaines années – d’ici 2031-, aura besoin d'avoir une mesure qualitative, c’est aujourd'hui indispensable.

Une entreprise capitaliste n'a pas besoin de cela. Les entreprises de l’économie de communion en ont besoin. C’est un défi important. Pour le mouvement en général, mais surtout pour l'économie de communion, il faut recueillir, et surtout convaincre. Gardant à l'esprit que cela est possible. Certains peuvent se demander, comment mesurez-vous la qualité? La qualité se mesure, et comment! Nous ne devrions pas suivre ce courant philosophique appelé positivisme, qui nous a habitués à penser que seul le quantitatif peut se mesurer. Pour avoir été dominés par cette pensée, nous en payons les conséquences. Nous devons savoir que la qualité peut être mesurée. Et le bien se mesure aussi. Bien sûr, je le dis pour la dernière fois - avec une métrique complètement différente.

• Il ya une troisième condition qu’on doit satisfaire en vue de se renforcer dans le sens que j'ai dit. C'est comment encourager l'émergence de nouvelles vocations entrepreneuriales. Vous savez que les mots «entrepreneur» et entrepreneuriat ont été créés pour la première fois en 1730, par un économiste irlandais nommé Richard Cantillo. Auparavant il n’y avait pas le mot «entrepreneur».Tant et si bien que Cantillo a dû utiliser le mot français parce qu'en anglais il n’y en avait pas: donc entrepreneur, c’est, celui qui entreprend. Et c'est le mot français. Maintenant Cantillo dit: qui est l'entrepreneur? L'entrepreneur est une personne qui possède au plus haut degré trois qualités:

o le goût du risque
o la capacité à innover
o la remise en question, l’art de conjuguer, de réaliser.

Ceci définit l'entrepreneur. Aujourd'hui, pour une série de raisons, nous nous trouvons dans une situation où il y a moins de propension à l’entrepreneuriat. Aujourd'hui, nous avons - essayez de me comprendre – trop de «managers» et trop peu d'entrepreneurs. Autrement dit, nous avons de nombreux experts en comptabilité, marketing, finance d'entreprise, très qualifiés et c’est très bien - vous voyez la pensée calculatrice -, mais un entrepreneur, c’est une autre chose. L'entrepreneur est celui qui aime le risque. Attention! Le risque n'est pas l'incertitude. L'incertitude n'est pas positive.

Aimer le risque, vous comprenez ce que cela signifie? Cela signifie se lancer sur la route avant même de savoir où elle aboutira. Comme l'explorateur: quand l’explorateur part, il ne sait pas où il finira par arriver, mais il part quand même. C’est cela être un entrepreneur. Chiara, quand elle a commencé, "aimez-vous les uns les autres", pendant la guerre, elle ne savait pas jusqu’où cela la mènerait, mais elle s’est lancée.

Donc Chiara est entrepreneur au plus haut degré, un grand entrepreneur. Nous devons nous ôter de l'esprit que l'entrepreneur est seulement celui qui réalise l'objectif du profit maximum. Oui, il y des entrepreneurs comme cela, il faut le reconnaître. Nous ne devrions pas les diaboliser à priori. Mais nous devons reconnaître que ce n'est pas le seul profil d'entrepreneur, il y en a beaucoup d'autres. Aujourd'hui - pour des raisons diverses - le goût du risque, la capacité d'innovation et de la capacité de concrétisation diminuent. Concrétiser comment? En articulant les choses, en mobilisant les coeurs et les esprits.

Un grand économiste américain nommé Schelling, qui a eu ensuite le prix Nobel en économie, a donné la meilleure définition de l'entrepreneur innovateur. Il disait que l’entrepreneur est une personne qui réalise, je le dit en anglais: "a meeting of minds", un rassemblement des esprits, une rencontre des esprits ; "minds" en anglais signifie ici le coeur. Ce n'est pas le cerveau. Le cerveau serait "brain". C'est très juste, gardez-le à l'esprit, ce que Schelling dit. C'est pourquoi je pense - et c'est la troisième condition – que l'économie de communion devrait donner lieu à une véritable école pour entrepreneurs. Les écoles de gestion, et il y en a déjà et elles fonctionnent bien, avec les masters de tous types.

Ce qui manque en Italie comme ailleurs, sont des écoles de l'entrepreneuriat, où l'on apprend à porter des lunettes spéciales. Il faut apprendre à voir la réalité avec un regard différent de d'habitude. J'ai trouvé cette idée du regard très bien exposée dans un texte de saint François, quand il parle du loup avide. Tout le monde avait peur du loup : il est méchant, il dévore, mais saint François au contraire le considère avec un autre regard, réussit à lui parler et a le rendre bon. Le loup était toujours le même, vous vous rappelez ce que saint François a dit: «Tu es un loup dangereux qui dévore tout, pourtant tu le fais non parce que tu es méchant, mais parce que tu as faim ». En d'autres termes: même dans un loup malfaisant, Saint François avait vu un aspect bon, une capacité de bonté. Parce qu’il le regardait avec des lunettes différentes.

Voilà à quoi sert une formation à l'entrepreneuriat. Nous avons besoin de montrer la réalité économique avec un regard différent de l'habituel. C'est une exigence qui est essentielle pour l'économie de communion.

Vous demandez: Pourquoi avons-nous besoin de ces entreprises de communion qui ont une fonction prophétique? La prophétie ne résulte pas de la prévision. Si c’était le cas, les économistes seraient des prophètes - sauf que toutes leurs prévisions sont fausses.
Mais la prophétie est fille de la promesse. Nous avons une promesse et c'est là que nous fondons notre confiance, en cette promesse. Vous voyez pourquoi nous avons besoin de donner des ailes à ce projet?

Il ya des problèmes - et ce matin, les intervenants l’ont dit - qui ne peuvent pas être résolus sans ce germe de l'économie de communion. Il pénètre comme le levain dans toutes les autres sphères de la vie sociale.
Je n'ai pas le temps, mais pensez à des contradictions comme l'augmentation des inégalités alors que la richesse augmente. Pensez à cette contradiction que des institutions comme la famille perdent de leur valeur, avec les conséquences que vous pouvez imaginer. C'est pourquoi nous avons besoin des entreprises de communion: pour tendre à un développement humain intégral.

Nous devons être attentifs lorsque l'on emploie ce terme: le développement humain intégral signifie un développement en trois dimensions:

• La dimension matérielle - la pilule, les produits que nous voulons, ce que nous mangeons.
• La dimension sociale et relationnelle - nous avons besoin de biens relationnels, et les biens matériels ne suffisent pas.
• La troisième est la dimension spirituelle.

Si vous remarquez, les tendances actuelles dans les sciences sociales tendent à nous faire croire ceci: que vous pouvez remplacer l'une des dimensions par les autres.
Il suffirait d’améliorer la dimension matérielle – même si c’est au détriment de la dimension socio-relationnelle et spirituelle.

Le développement humain intégral nous enseigne que les trois dimensions doivent grandir en parallèle - les trois - vous ne pouvez pas faire des échanges. C'est le contraire de ce qui se produit autour de nous. Nous le voyons à l'université avec les jeunes qui pensent que quand on dispose de plus de biens matériels, on peut oublier les deux autres dimensions. Ce n’est pas le cas du tout!
Voici comment ensuite - comme Vera l’a dit ce matin - le sentiment d’abandon, de désorientation, parfois de désespoir, augmente.

Il faut des entreprises de communion. Seules les entreprises de la communion démontrent par des faits que les trois dimensions peuvent être concrètement développées de la même manière. Voyez-vous pourquoi, dans ce sens, l'économie de communion est une renaissance. Que signifie renaissance?
Il s'agit d'une résurgence de nouveau. Pourquoi? Parce que ces idées sont déjà dans une certaine matrice culturelle. Celle qui commence avec l'ère de l'humanisme et la Renaissance. Lorsque les premières entreprises sont apparues, sous l'influence de l'école franciscaine de pensée qui a lancé ces entreprises – même si on ne les nommait pas ainsi - pour viser le bien commun.

Je dis donc que l'économie de communion est une résurgence, une renaissance. Il ya donc un retour, c’est un anneau d’une chaîne très longue et très ancienne. Il ya ceux qui pensent que l'économie de la communion est une inspiration improvisée. Non, c'est pourquoi nous devons être sûrs qu’elle sera couronnée de succès: elle a des racines très, très profondes.

Pendant la pause, deux amis m'ont rappelé que j'ai utilisé une image à Castel Gandolfo dans une réunion comme celle-ci il y a quelques années. J'avais dit: les entreprises de l’économie de communion, c’est comme le bourdon. Selon les lois de la physique de Newton le bourdon ne peut pas voler. Parce que l'envergure des ailes est trop petite par rapport au poids du corps. Mais le bourdon vole. Et nous savons qu’il a fallu la physique d'Einstein pour expliquer pourquoi le bourdon peut voler.

Il en est ainsi avec les entreprises de communion. Selon certains experts, les entreprises de communion ne pourraient pas naître. C'est pourquoi l'idée est née de Chiara qui n'était pas une économiste. Et heureusement, elle n'était pas économiste. Un économiste ne leur aurait jamais donné naissance. Puis, plus tard, une théorie expliquera pourquoi elles peuvent naître.

Je termine par une phrase, une pensée que j'ai toujours plaisir à répéter, qui est de saint Augustin. Saint Augustin définit l'espérance comme la vertu qui a deux beaux enfants. En effet elle a une fille très belle et un fils tout aussi bien. La fille très belle est l'indignation. L'indignation qu’on a quand on voit les choses comme elles sont et qu’on passe en détournant la tête. Nous voyons la pauvreté, la misère.
Le fils, qui était aussi très beau, est le courage. Le courage, l’audace de voir comment les choses pourraient être différentes.

L'espérance chrétienne est la vertu de qui s’indigne. Nous devons retrouver l’indignation. Mais avec le courage de retrousser nos manches pour trouver la solution qui existe. Parce qu’alors que l'animal vit dans le temps, mais n'a pas le temps, les êtres humains vivent dans le temps et ont le temps. Avoir le temps, c'est avoir la capacité de changer les temps.

Merci beaucoup!

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